Philippe Vergnes, vigneron à Nervian (Aude) - « On s’y retrouve largement »

Il y a 3 semaines 48

Le goutte-à-goutte enterré, Philippe Vergnes connaît bien : il l’utilise depuis quinze ans dans ses vignes. Sur ses 35 ha, 15 en sont équipés actuellement. « Je suis très satisfait du résultat et je vais continuer à équiper mes parcelles l’an prochain », indique le vigneron qui, au départ, a choisi cette solution à cause du vent dans sa région. Il n’y voit que des avantages : pas de perte d’eau par évaporation, pas de problème de casse avec les lièvres ni avec les chasseurs…

Chez lui, les tuyaux sont situés dans l’inter-rang (de 2 m de large), à 35-40 cm de profondeur. Ils ont été posés sur vigne en place, après un premier passage de sous-soleuse seule, pour casser le chevelu racinaire. L’eau provient de sa retenue collinaire. « Le cœur du système, c’est le filtre », insiste Philippe Vergnes qui n’a pas hésité à investir dans un filtre performant, largement dimensionné : 130 m3/h, alors que le débit maximum de son installation n’est que de 70 m3/h. Ce filtre général, alimenté par une pompe, est complété par un filtre à tamis, un compteur et un réducteur de pression pour chaque position.

Les tuyaux, tout comme les goutteurs, sont renforcés. Un surcoût à l’installation estimé à 1 000 €/ha par le vigneron par rapport à un goutte à goutte aérien. « Mais on s’y retrouve largement », estime-t-il. L’entretien est plus rapide : une seule vanne à tourner pour purger chaque hectare, pas de manutention chaque année, pas besoin d’ajouter un produit anti-algue… Il est possible de passer le pulvérisateur en même temps que l’irrigation. Et comme les sols sont filtrants, pas de problème d’écrasement ou de portance pour le passage de la machine à vendanger.

Article paru dans Viti Leaders de mai 2022

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